Un screener actions peut rapidement devenir intimidant : ROIC, ROE, croissance du FCF, marge opérationnelle, dette, multiples de valorisation, momentum, volatilité…
Tous ces indicateurs peuvent être utiles. Mais faut-il vraiment commencer par configurer plusieurs dizaines de filtres simplement pour répondre à une question assez naturelle : « Quelles entreprises correspondent le mieux à ma façon d’investir ? »
C’est précisément le rôle du Simple Screener de PrimeStrider : transformer une philosophie d’investissement en quelques choix compréhensibles, puis permettre d’examiner les entreprises qui ressortent — avant éventuellement de tester le portefeuille obtenu sur les données historiques.
Commencer par une philosophie, pas par 50 ratios
Lorsqu'on analyse une entreprise, plusieurs dimensions se mélangent souvent. Une société peut être extrêmement rentable mais chère. Une autre peut croître rapidement mais avec une qualité financière plus faible. Une troisième peut sembler bon marché tout en restant durablement délaissée par le marché.
Plutôt que de demander immédiatement à l'utilisateur de choisir chaque ratio, PrimeStrider regroupe l'analyse autour de grandes dimensions :
- Quality — privilégier les entreprises présentant des caractéristiques fondamentales solides.
- Growth — donner davantage d'importance à la progression de l'activité et des résultats.
- Valuation — rechercher des sociétés dont la valorisation paraît plus raisonnable relativement à leurs fondamentaux.
- Momentum — intégrer la dynamique récente et plus longue du marché.
- Dividend — favoriser davantage les caractéristiques liées à la distribution aux actionnaires.
L'objectif n'est pas de prétendre qu'il existe une combinaison parfaite. Il s'agit au contraire de rendre explicite un choix que tout investisseur fait déjà, consciemment ou non : qu'est-ce qui compte le plus pour moi ?
Construire un screener en quelques curseurs
Dans le mode Simple, les pondérations permettent par exemple de construire rapidement une approche davantage orientée croissance, une sélection équilibrée ou une stratégie donnant plus d'importance à la valorisation.
Le total reste à 100 % : augmenter l'importance d'un facteur revient donc naturellement à diminuer le poids relatif des autres.
On peut ensuite préciser l'univers recherché avec des critères beaucoup plus intuitifs :
- taille des entreprises ;
- marchés ou régions géographiques ;
- éligibilité PEA ou PEA-PME ;
- thématiques ou secteurs ;
- ancienneté minimale de cotation.
PrimeStrider produit alors un classement. Le score n'est ni une prévision du cours futur ni une recommandation d'achat : il indique simplement quelles sociétés correspondent le mieux aux critères choisis.
Pourquoi un classement est souvent plus utile qu'un filtre oui/non
Un screener traditionnel fonctionne fréquemment comme une succession de portes : PER inférieur à X, ROE supérieur à Y, croissance supérieure à Z.
Cette méthode est efficace pour certaines stratégies très précises, mais elle crée aussi des frontières arbitraires. Une entreprise située juste sous un seuil peut disparaître complètement alors qu'une entreprise située légèrement au-dessus reste sélectionnée.
Un système de scoring permet une autre approche : comparer les entreprises relativement les unes aux autres et faire remonter celles qui présentent la meilleure combinaison de caractéristiques selon votre stratégie.
Le résultat n'est donc pas une liste d'actions « à acheter ». C'est une shortlist à étudier.
Une bonne idée sur le papier ne suffit pas : il faut la confronter au passé
Imaginons que votre screener fasse ressortir dix sociétés particulièrement bien classées. La tentation serait de s'arrêter là.
Pourtant, avant même d'étudier chaque entreprise individuellement, une autre question mérite d'être posée :
« À quoi aurait ressemblé un portefeuille composé de ces entreprises dans différentes conditions de marché ? »
PrimeStrider permet pour cela d'envoyer directement une sélection vers son outil de backtest.
Ne regardez pas uniquement le rendement
Lorsqu'un backtest affiche une belle courbe de performance, le premier réflexe consiste naturellement à regarder le rendement final.
C'est pourtant loin d'être la seule information importante.
PrimeStrider permet notamment d'observer :
- le rendement total du portefeuille simulé ;
- le CAGR, c'est-à-dire son rendement annualisé ;
- le maximum drawdown, qui mesure la plus forte baisse enregistrée entre un sommet et un creux ;
- la volatilité ;
- le ratio de Sharpe, pour mettre la performance en perspective avec le risque pris ;
- un benchmark, afin d'éviter d'évaluer la stratégie dans le vide.
Deux portefeuilles produisant une performance finale proche peuvent en réalité avoir offert des expériences radicalement différentes à leurs investisseurs. Une stratégie ayant subi plusieurs chutes de 40 % n'est pas équivalente à une stratégie ayant produit le même résultat avec des variations beaucoup plus faibles.
Attention : un backtest n'est pas une machine à voyager dans le temps
C'est probablement la règle la plus importante de cet article.
Plus on expérimente avec des stratégies, plus il est facile de trouver rétrospectivement une combinaison qui aurait extrêmement bien fonctionné. C'est ce qu'on appelle notamment le risque de sur-optimisation ou d'overfitting.
D'autres biais doivent également être gardés en tête :
- biais de sélection : choisir aujourd'hui des entreprises que l'on sait déjà avoir bien traversé les dernières années peut embellir mécaniquement le passé ;
- biais de survivance : les sociétés encore visibles aujourd'hui ne représentent pas nécessairement toutes celles qui existaient au début de la période étudiée ;
- historique disponible : certaines actions ont été introduites en bourse plus récemment que d'autres ;
- frais, fiscalité et conditions réelles d'exécution peuvent réduire la performance réellement obtenue ;
- une stratégie peut fonctionner dans un environnement économique et échouer dans le suivant.
Si le backtest utilise les entreprises sélectionnées aujourd'hui, il faut en particulier éviter une mauvaise interprétation : cela ne signifie pas que le screener aurait nécessairement sélectionné exactement ces mêmes entreprises dix ans auparavant.
Le bon usage du backtest est donc moins : « j'ai trouvé une stratégie qui rapporte X % », que :
« Comment cette sélection s'est-elle comportée pendant différentes phases de marché, et quels risques aurait-elle imposés à l'investisseur ? »
Utilisez le backtest pour essayer de casser votre idée
Un backtest devient beaucoup plus intéressant lorsqu'on l'utilise comme un outil critique plutôt que comme une validation.
Essayez par exemple de modifier légèrement vos hypothèses :
- réduire ou augmenter le nombre d'actions ;
- changer la période étudiée ;
- comparer plusieurs benchmarks ;
- modifier la fréquence de rebalancement ;
- ajouter des frais de transaction ;
- rééquilibrer Quality, Growth, Valuation et Momentum.
Si une stratégie paraît excellente uniquement avec une combinaison extrêmement précise de paramètres, c'est une information importante en soi.
Une stratégie qui reste cohérente lorsque quelques hypothèses changent mérite généralement davantage d'attention.
Un workflow simple : Screen → Understand → Test
Le mode Simple permet ainsi de suivre une démarche en trois étapes.
- Screen. Définissez les caractéristiques que vous recherchez et obtenez une shortlist.
- Understand. Examinez les entreprises et comprenez pourquoi elles apparaissent dans le classement.
- Test. Utilisez le backtest pour observer le comportement historique du portefeuille et surtout ses périodes difficiles.
Cette approche permet de passer rapidement de « je voudrais investir dans des entreprises de qualité avec de la croissance, mais sans payer n'importe quel prix » à une liste concrète de sociétés à analyser.
Et si cinq curseurs ne suffisent plus ?
C'est volontaire.
Le mode Simple est conçu pour réduire la complexité lorsqu'elle n'apporte pas encore de valeur.
Mais derrière Quality, Growth, Valuation, Momentum ou Dividend se trouvent évidemment de nombreuses données financières.
Lorsqu'une stratégie devient plus précise, le mode Advanced de PrimeStrider permet de reprendre le contrôle : métriques individuelles, filtres numériques, pondérations détaillées et critères beaucoup plus spécifiques.
Vous pouvez ainsi commencer avec une question simple :
« Quel type d'entreprise est-ce que je recherche ? »
… puis progressivement arriver à :
« Quelles règles financières précises définissent ma stratégie ? »
Commencez simple. Complexifiez seulement lorsque vous en avez besoin.
L'investissement quantitatif n'a pas besoin de commencer par une feuille Excel de 200 colonnes.
Définissez votre philosophie. Observez quelles entreprises ressortent. Essayez ensuite de comprendre pourquoi. Confrontez la sélection à plusieurs périodes de marché. Puis, lorsque vous savez exactement ce que vous voulez modifier, passez aux outils avancés.
C'est l'objectif du nouveau workflow PrimeStrider : rendre l'exploration simple sans supprimer la profondeur lorsque vous en avez besoin.
Construisez votre premier screener
Ajustez Quality, Growth, Valuation, Momentum et Dividend, explorez les entreprises qui correspondent à votre approche puis testez votre sélection sur les données historiques.
PrimeStrider fournit des outils d'analyse et de recherche. Les scores, classements et simulations présentés ne constituent pas des recommandations d'investissement. Les performances passées et les résultats de backtests ne garantissent pas les performances futures. Toute décision d'investissement doit tenir compte de votre situation, de vos objectifs et de votre tolérance au risque.